restauration d'une citroen 2CV6 de 1978. Démontage complet, restauration et remontage.
Une fois la caisse fixée sur le chassis, c'est l'heure du remontage !
Tout d'abord le pare brise, en utilisant la technique de la drisse insérée dans le joint.
Ensuite, les vitres de custodes préalablement teintées à l'aide d'un film ad'hoc. Ne pas négliger la position finale du joint car c'est une source de fuites.
Puis, c'est le tour de la garniture intérieure, collée à la néoprène. Un travail de précision qui nécessite calme et concentration.
Après cela, nous posons les faisceaux électriques et le maître-cylindre de freinage.
Le montage d'un bocal de liquide lave-glace motorisé nécessite sa migration du côté droit de la caisse. La fabrication d'une patte de fixation a été nécessaire.
Petite erreur commise lors de la restauration de la caisse, j'aurai du fixer le support de maître cylindre avant de peindre la voiture. Au premier plan, à droite, une petite sirène américaine pour les concentrations !
Le maître-cylindre avant n'est d'ailleurs pas facile à fixer à son support avec un joint neuf, dont il a fallu réduire l'épaisseur d'ailleurs. A noter le gainage du tuyau de freinage fixé à la caisse.
Le bloc pédales est posé facilement.
C'est ensuite le tour de la ligne d'échappement. Attention, ne pas omettre d'étanchéifier l'ensemble sinon gare aux toux d'irritation dans l'habitacle. Pour ma part, j'ai dû refaire...
La pose des feux arrière redonne son âme à la deuche. Attention, lors de la réparation d'une jupe arrière. Il faut penser à ce que le feu puisse se plaquer correctement sur ladite jupe, donc doucement avec le mastic dans les arrondis !!
Confronté au problème, j'ai été contraint à fabriquer un joint pour rattraper un petit jeu.
Les ailes arrière sont des adaptables qui ont été facilement posées. Idem pour le pare-chocs. Tout cela prend forme, non ?
Et bien sûr, l'étape suivant a été la pose des phares et du pare-chocs avant.
Là, question âme, on y est !
Le faisceau de phare a été passé relativement facilement dans la potence à l'aide d'un fil de fer.
Entre deux, fabrication d'une pièce dévolue au régulateur de tension. Elle sera fixée sous le bac de batterie après avoir pris des couleurs.
Enfin vient le tour des ailes, elles aussi adaptables, et là ....
Erreur fatale de ne pas avoir procédé à une pose d'essai avant peinture.
Résultat, une belle suée pour ajuster le tout et quelques griffes qu'il faudra rattraper. Je m'en mords encore les doigts !
La pose des clignotants neufs a nécessité un petit limage de l'embase plastique pour s'ajuster parfaitement à l'aile. Enfin, pas de prise de risque avec la masse. Un fil négatif est tiré vers la potence.
Une petite touche personnelle avec la pose d'un volant et d'un pommeau de levier de vitesse bois qui se marient parfaitement avec l'intérieur rouge.
Pendant ce temps, les portières et les coffres sont en peinture. J'ai bien dit les coffres, vous verrez plus tard pourquoi...
La restauration des panneaux de portes est rapide. J'ai acheté 2 m2 de tissus skaï assorti à la garniture intérieure (soit 20 €) que j'ai recollé à la Néoprène en bombe au dessus du tissus défraichi. Après avoir rabattu les bords à la colle et à la petite agrafeuse, histoire de ne pas traverser le panneau. Le résultat est très satisfaisant.
Restauration des sièges, facile mais il faut prendre le coup de main. J'ai découvert, après avoir bataillé au début, qu'on doit tendre les sommiers en partant du milieu et non pas des extrémités comme il est tentant de le faire. Collage de la mousse à la néoprène liquide et pinceau en rabattant les bords puis enfilage de la garniture.
Et voilà le siège arrière
Pose des tapis, des sièges, des ceintures.
Pose de la capote et du coffre
Et voilà le travail !
et avec les portes et un petit jonc chromé sur la goutière... ça jette !
La hauteur de caisse est ensuite règlée... à la force du poignet car l'anti-gravillon et les filetages ne font pas bon ménage. La prochaine fois, il faudra protèger les filetages des tirants de pots de suspension et remonter la hauteur du chassis au maximum avant de poser la caisse.
Un petit truc simple, des gabarits en bois à la bonne hauteur placés sous les fixations d'essieus font l'affaire.
J'ai choisi de peindre la galerie de coffre en gris rosé (AC140) afin de rappeler le pare-chocs, on verra.... Le cric a également été repeint.
Pendant ce temps, le capot est en cabine de peinture, roulement de tambour...
Superbe, vu l'état d'origine, je n'espérai pas un tel résultat !
et 48 h plus tard...
Le capot est posé avec sa calandre.
A noter que les bananes de pare-chocs sont également en place. En avant pour un shooting, vas-y baby move ton corps !!
ça sent la fin de chantier !
Pour les vitres arrière, j'ai choisi le "kit entrebailleurs". Franchement je ne suis pas convaincu de l'étanchéïté de l'affaire et je me demande si elles vont rester en place. Je suis un peu déçu du système pour le prix, à voir...
Le capot a vraiment un très beau rendu, je ne regrette pas mes 15 heures de travail !
Vous l'avez remarqué, la calandre n'est pas celle d'origine, j'ai préféré ce modèle qui colle plus à l'année de la voiture. En plus, il permet de voir le ventilateur peint en rouge. Par contre, double emploi du logo Citroen, on dira que c'est ma touche personnelle.
Voilà pour l'instant, il me reste les vitres avant à poser avec un démontage d'encadrement qui promet d'être chaud car les vis sont complètement grippées. Pourquoi démonter l'encadrement me direz-vous, et bien je vais vous le dire... tout simplement pour poser des vitres teintées !
Il faudra aussi monter la galerie sur le deuxième coffre, poser les monogrammes.
Les garnitures de portes vont également faire leur apparition puis il faudra purger et règler les freins avant de prendre rendez-vous au contrôle technique.
Les tests de freinage se sont révélés positifs et après trois purges, ça freine sec !
Et le grand jour est arrivé, c'est une fois de plus dans un état de fébrilité extrême que je me suis présenté au centre de contrôle technique...
Mais l'examen c'est très bien passé, la belle passe les tests haut la main et reçoit son précieux sésame, la vignette C.T. !!
Il restait toutefois quelques détails de finition à apporter comme les enjoliveurs de roues et la baguette aluminium de bas de caisse posée après une grosse hésitation car c'est toujours difficile de percer un bas de caisse neuf, mais c'est fait.
Absente lors du contrôle pour cause d'erreur de livraison, les vitres avants teintées ont été montées avec un peu de retard.
Cette fois la voiture est finie !
L'écarteur de vitre mobile est sympa quand la température est un peu juste dehors. Mais je compte améliorer les système car cela ne tient pas en place.
Les garnitures du tablier ont été collées, c'est propre à présent, et surtout moins bruyant !
A l'arrière, le feu de recul a été déplacé un peu plus en arrière sur le support de pare-chocs dans un soucis d'esthétique. Et tant qu'à faire, un feu de brouillard a également été monté pour la sécurité.
Dorénavant, il faut rouler un peu pour découvrir d'éventuels problèmes avant de faire de la grande route. Mais, Salbris est désormais à portée de main.
Et question problèmes, nous avons été confrontés à une batterie qui s'est mise à fuir, alors, batterie trop vieille ou régulateur grillé. Testée, la batterie n'est pas défectueuse mais le bac pourrait être fendu. Elle n'a pas beaucoup servi depuis 2008 et a toujours été stockée en zone chauffée. Elle n'a pas subi de choc non plus, étrange... Il a fallu tout de même poncer le support et repeindre. De plus, des projections d'acide commençaient à attaquer le faisceau électrique. Et bien sûr, je constate cela en pleine balade, panique à bord !
Régulateur ? Il est vrai que je l'ai mis en court-circuit une fois, alors dans le doute... nous changeons la batterie et le régulateur. Puis, nous isolons la patte de fixation de batterie qui aurait pu être en contact avec la borne +. Pour ce faire, nous utilisons de la gaine thermo-rétractable gros diamètre disponible chez les grossistes en électricité.
Enfin, nous isolons tout le faisceau électrique situé sur le tablier avant avec de la gaine plastique et de l'adhésif haute température comme on peut le voir plus haut.
Le reste fonctionne correctement. Nous avons effectué quelques centaines de kilomètres et le moteur commence à donner de la puissance. Pas de fuite pour l'instant. Oui la distance est approximative car j'ai découvert que le totalisateur kilométrique tourne quand il veut, je pense qu'un changement de compteur se profile à l'horizon...
Les freins se mettent en place également, il faudra refaire une purge du circuit bientôt.
Le volant a également changer dans le but d'installer un moyeu Snap Off me permettant d'ôter le volant à volonté, dans un soucis de sécurité.
Une petite balade en Deuche en Dordogne par une douce journée d'été, ça n'a pas de prix !
Voilà, ce fût long, parfois éprouvant mais c'est une aventure unique et très instructive que je conseille à tous ! Les 2000 heures de travail sont à la hauteur des mes attentes.
Alors vous allez me dire : "c'est tout, deucheteam19 s'arrête là ?"
Mais tout deuchiste vous le dira, quand on a attraper le virus du deuchiste ...
Donc, le prochain chantier est déjà en attente ...
A bientôt pour de nouvelles aventures mais pour cela n'oubliez pas de vous inscrire à la newsletter du blog afin de faire connaître deucheteam19.